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2004-2005
CARMINA BURANA DE ORFF (concert pour grand choeur et grand orchestre)
Dates
Les 16 et 23 novembre 2004 : Cirque d’Hiver Bouglione, Paris
L’oeuvre
Carmina Burana, cantate scénique pour soprano, ténor et baryton, chœur mixte, chœur de garçons et orchestre est créée à l’opéra de Francfort le 8 juin 1937 sous la direction de Bertil Wetzelsberger. À l’origine des Carmina Burana se trouve un ensemble de manuscrits - en français, en allemand mais surtout en latin - réunis au XIIIe siècle. Ces manuscrits, au nombre de 200, surtout des poèmes et des chansons en provenance de divers pays, sont l’œuvre de clercs en rupture de ban - les Goliards - auteurs pour la circonstance de textes profanes vantant les plaisirs du lit, de la bonne chère et de la bouteille. Son titre, Carmina Burana, fait allusion au couvent de Benediktbeuren situé dans les Alpes bavaroises, où fut retrouvé en 1803 un manuscrit anonyme comportant une série de chansons dues à des poètes vagabonds des XIIe et XIIIe siècles. Ces écrits - en latin, moyen-haut allemand et français - seront publiés par J.A.Schmeller en 1847. Les auteurs y fustigent les erreurs de l’État, de l’Église, de l’éducation, l’omniprésence et la puissance de l’or ainsi que la dégradation des mœurs. Ces chants sont également : éloge de la Nature (Veris leta facies) et de l’Amour (Amir volat undique), invocation au destin (O fortuna), chansons satiriques et chansons à boire (In taberna).
2e SYMPHONIE ET ORATORIO "La Terre Promise" de SAINT-SAËNS
Jean-Philippe Sarcos et l’Académie de Musique ont à coeur de mettre en valeur le répertoire français. Avec cette oeuvre monumentale, la recréation de l’oratorio "La Terre Promise" de Saint-Saëns qui n’a pas été joué en France depuis 1916, l’Académie a créé l’événement en sortant de l’oubli cette oeuvre d’un des plus grands compositeurs français.
Dates
Les 10, 11 et 17 février 2005 : églises Saint-Germain des Prés, de La Trinité et Cirque d’Hiver Bouglione, Paris
Oratorio "La Terre Promise" (1912-1913)
Lors de sa rencontre avec Hermann Klein au Concours international de musique de 1912, Camille Saint-Saëns reprend l’ancien projet qu’il avait formé en 1886 d’écrire un oratorio sur Moïse. A cette époque, l’annonce qu’Antoine Rubinstein terminait un opéra sur le même sujet le décide à abandonner momentanément son projet. Cependant, il n’oublie pas un thème qui lui est cher et lui rappelle son premier Oratorio, Les Israélites sur la montagne d’Oreb, composé à l’âge de 13 ans en 1848 mais demeuré inachevé.
A Londres, en juillet 1912, Saint-Saëns entame donc la mise en musique du texte biblique de La Terre Promise écrit par Hermann Klein. Commencé en août 1912 à Aix-les-Bains, poursuivi à Paris puis au Caire, l’oratorio La Terre Promise (appelé d’abord La Mort de Moïse) est achevé le 15 février 1913. La même année, il est créé en anglais dans le cadre du festival de Gloucester en Angleterre.
Symphonie n° 2 opus 55 en la mineur (1859)
Composée durant l’été 1859, cette symphonie est dédiée à Etienne Pasdeloup, fondateur de la Société des Jeunes Artistes du Conservatoire, visant à faire connaître les nouvelles oeuvres de compositeurs français. C’est également le premier à la diriger ; par la suite elle séduira Hans von Bülow, qui la fera souvent jouer en tournée.
9e SYMPHONIE DE BEETHOVEN ET TE DEUM DE RUTTER
Dates
Les 24, 25 et 28 juin 2005 : Cirque d’Hiver Bouglione, Paris
9e Symphonie de Beethoven
C’est dans la Neuvième Symphonie que l’introduction des voix, décidée au dernier moment par Beethoven, prend tout son sens : elle couronne l’oeuvre dans son déroulement chronologique et l’accomplit dans la mesure où la « 9e » est une oeuvre totale, qui « tient à la fois de la symphonie, du concerto, de la cantate ; elle rassemble forme-sonate, scherzo, lied, variation, fugato, récitatif, style héroïque, style noble, style religieux, style savant, style populaire, et « turqueries » ».
Te Deum de RUTTER
"Le Te Deum est un des textes liturgiques chrétiens les plus anciens et inspirés. A une période on a cru qu’il avait été écrit conjointement par Saint Augustin et par Saint Ambroise, mais les recherches récentes suggèrent qu’il est encore plus daté, servant originellement au IVe siècle de préface, Sanctus et prière finale pour la veillée pascale ; à certains endroits du texte on peut même y entendre des échos des psaumes. J’ai souvent pensé à écrire un arrangement du Te Deum - si possible en utilisant l’incomparable version anglaise du Book of Common Prayer - mais, en dépit de propositions tentantes je n’ai jamais trouvé le temps de la faire jusqu’à ce que l’association des Church musicians m’invite à composer un hymne choral pour leur centenaire célébré lors d’une action de grâce en la cathédrale de Canterbury. Les circonstances de cette première représentation ne permettaient qu’un bref délai de préparation des chanteurs, ma musique devait donc être simple et accessible. D’une durée de seulement sept minutes, mon arrangement appartient clairement à la tradition anglicane des Te Deums « fonctionnels » plutôt qu’à la tradition symphonique d’arrangements longs comme ceux de Handel ou Haydn. J’espère cependant qu’il pourra trouver un usage dans des contextes non-liturgiques et dans des concerts de musique chorale- en fait, dans n’importe quel lieu où ce texte de prière et d’action de grâce, des plus grands, sera approprié. "
John Rutter
2004-2005
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