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l’Académie, orchestre et choeur de jeunes unique à Paris > saisons antérieures

2003-2004


MESSE RADIO-FRANCE

Dédicace de St-Jean de Latran

Enregistrement de la messe dominicale célébrant la dédicace de la Basilique saint-Jean de Latran par Radio-France.

Date

9 novembre 2003 : église Notre-Dame-de-Grâce de Passy, Paris

Programme

Hymne pontifical (Gounod)

Communion


4e SYMPHONIE DE BRAHMS - GLORIA DE POULENC

Musique romantique

Dates

Les 5, 7 et 10 février 2004 : églises Saint-Germain des Prés, Saint-Léon, Saint-Honoré d’Eylau, de La Madeleine, Paris

Quatrième symphonie de Johannes BRAHMS (1885)

Tout comme Schumann, Brahms compose 4 symphonies, les deux premières dans les années 1876-1877 et les suivantes entre 1883 et 1885. Créée le 25 Octobre 1885, sous la direction de Brahms lui-même, elle sera sa dernière symphonie et même l’une de ses toutes dernières grandes œuvres orchestrales. Alors qu’il était penché sur sa composition dans sa maison d’été de Mürzzuschlag en Autriche, Brahms écrivit : « Ma symphonie a le goût du climat des environs. Les cerises sont à peine sucrées, on n’en mangerait pour rien au monde. » Les premier et deuxième mouvements - un allegro majestueux et un andante tendre et plaintif - annoncent par leurs accents légendaires la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak (1893). Le troisième mouvement à la fois éclatant et ténébreux est le seul scherzo que comportent les quatre symphonies de Brahms. C’est aussi la seule fois où le triangle apparaîtra. Puis vient le mouvement le plus étrange et extraordinaire de l’ouvrage, une sorte de chaconne (forme oubliée depuis les temps du baroque) où Brahms varie par trente-et-une fois un motif emprunté à la cantate Nach dir, Herr de Bach (BWV 150). Brahms ne pouvait rêver plus originale conclusion pour son œuvre symphonique.

Gloria de Francis POULENC (1959)

Cette œuvre pleine de joie et de lumière est l’une des seules du XXe siècle à faire partie du grand répertoire choral de base. Poulenc lui-même s’est souvent exprimé sur son Gloria : « Mon Gloria est une grande symphonie chorale. Le Laudamus te a fait scandale. Je me demande pourquoi. J’ai pensé simplement, en l’écrivant, à ces fresques de Gozzoli où les anges tirent la langue ; et aussi à ces graves bénédictins que j’ai vus un jour jouer au football. » « Je suis religieux par instinct profond et par atavisme. » « En architecture, l’art roman et spécialement celui du sud de la France a toujours été mon idéal religieux…j’aime que l’esprit religieux s’exprime clairement au soleil avec le même réalisme que celui que nous voyons aux chapiteaux romans. » « Arthur Honegger a fait des oratorios parce qu’il était protestant et moi, j’ai fait des messes, des motets, un Gloria, un Stabat et un Office de la semaine sainte, parce que je suis catholique. C’est uniquement une question d’éducation religieuse. Je mets en musique la prière et lui, il y mettait l’histoire religieuse. C’est tout à fait différent. » « Le Gloria est certainement ce que j’ai fait de mieux. Il n’y a pas une note dans les chœurs à changer, et au moins les dames ne s’égosillent pas dans les la bémols, si aigus. »


CARMINA BURANA DE ORFF

Dates

Les 19 et 24 juin 2004 : Cirque d’Hiver Bouglione et Théâtre Mogador, Paris

Carmina Burana de Carl ORFF Carmina Burana, cantate scénique pour soprano, ténor et baryton, chœur mixte, chœur de garçons et orchestre est créée à l’opéra de Francfort le 8 juin 1937 sous la direction de Bertil Wetzelsberger. À l’origine des Carmina Burana se trouve un ensemble de manuscrits - en français, en allemand mais surtout en latin - réunis au XIIIe siècle. Ces manuscrits, au nombre de 200, surtout des poèmes et des chansons en provenance de divers pays, sont l’œuvre de clercs en rupture de ban - les Goliards - auteurs pour la circonstance de textes profanes vantant les plaisirs du lit, de la bonne chère et de la bouteille. Son titre, Carmina Burana, fait allusion au couvent de Benediktbeuren situé dans les Alpes bavaroises, où fut retrouvé en 1803 un manuscrit anonyme comportant une série de chansons dues à des poètes vagabonds des XIIe et XIIIe siècles. Ces écrits - en latin, moyen-haut allemand et français - seront publiés par J.A.Schmeller en 1847. Les auteurs y fustigent les erreurs de l’État, de l’Église, de l’éducation, l’omniprésence et la puissance de l’or ainsi que la dégradation des mœurs. Ces chants sont également : éloge de la Nature (Veris leta facies) et de l’Amour (Amor volat undique), invocation au destin (O fortuna), chansons satiriques et chansons à boire (In taberna).



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